<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626</atom:id><lastBuildDate>Sun, 27 Dec 2009 02:30:27 +0000</lastBuildDate><title>Voir Ailleurs</title><description>"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne les faisons pas, c'est parce nous ne les faisons pas qu'elles sont difficiles." Sénèque</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>18</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-4606187252931068140</guid><pubDate>Thu, 15 Jan 2009 15:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-15T17:24:39.191Z</atom:updated><title>On n'a pas changé</title><description>&lt;br&gt;Petit détour par Bruxelles à l'occasion des fêtes; petite plongée dans les souvenirs après quelques mois ou quelques années sans se voir. On rigole de nos ridules, de nos kilos en plus pour certains, de nos cheveux en moins pour d'autres; on pense à se raconter nos vies puis on oublie, on se laisse porter par les rires et les conversations commencées hier en 2001 ou 2007 et reprises aujourd'hui comme si le temps n'avait pas cours. On n'a pas changé. Toujours aussi fous, toujours aussi rêveurs, toujours aussi danseurs pour certains, toujours aussi mélancoliques pour d'autres. On retrouve en l'autre la part de nous-même qu'on lui avait laissée, on repart plein d'un bout de l'autre qu'on lui rendra plus tard.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2 ans sans rock, ça ne parait pas...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-f552468168a9528c" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.blogger.com/img/videoplayer.swf?videoUrl=http%3A%2F%2Fvp.video.google.com%2Fvideodownload%3Fversion%3D0%26secureurl%3DqAAAADjB7cieHmVEItu-JNF4-KK95erQ2uNytCuPNHp3gJ6nKRuZ19wj-EAnvjZNcA2jkxJweZbbJaiZeUO-qMmVZZSuD908kMC9d322p-dyAHI88vpIn6-M0CqFoFcu4cOpjU_yiUkg7_HUwBbuobB9GR9i_9iPuay0XIVGQPc38-0T5TONFzS540t3CCGT6aS039-1c5Tbq2kYlGbV5ZDFohLpgoFhBgJpknrdEE3_LOzY%26sigh%3D7wDWVbwBXTUDy65XCJlgxqWvKlQ%26begin%3D0%26len%3D86400000%26docid%3D0&amp;amp;nogvlm=1&amp;amp;thumbnailUrl=http%3A%2F%2Fvideo.google.com%2FThumbnailServer2%3Fapp%3Dblogger%26contentid%3Df552468168a9528c%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw320%26sigh%3DhMzlrESRiW1JrPN7UQ300zjCnLw&amp;amp;messagesUrl=video.google.com%2FFlashUiStrings.xlb%3Fframe%3Dflashstrings%26hl%3Den"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;embed width="320" height="266" src="http://www.blogger.com/img/videoplayer.swf?videoUrl=http%3A%2F%2Fvp.video.google.com%2Fvideodownload%3Fversion%3D0%26secureurl%3DqAAAADjB7cieHmVEItu-JNF4-KK95erQ2uNytCuPNHp3gJ6nKRuZ19wj-EAnvjZNcA2jkxJweZbbJaiZeUO-qMmVZZSuD908kMC9d322p-dyAHI88vpIn6-M0CqFoFcu4cOpjU_yiUkg7_HUwBbuobB9GR9i_9iPuay0XIVGQPc38-0T5TONFzS540t3CCGT6aS039-1c5Tbq2kYlGbV5ZDFohLpgoFhBgJpknrdEE3_LOzY%26sigh%3D7wDWVbwBXTUDy65XCJlgxqWvKlQ%26begin%3D0%26len%3D86400000%26docid%3D0&amp;amp;nogvlm=1&amp;amp;thumbnailUrl=http%3A%2F%2Fvideo.google.com%2FThumbnailServer2%3Fapp%3Dblogger%26contentid%3Df552468168a9528c%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw320%26sigh%3DhMzlrESRiW1JrPN7UQ300zjCnLw&amp;amp;messagesUrl=video.google.com%2FFlashUiStrings.xlb%3Fframe%3Dflashstrings%26hl%3Den" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On s'était dit "à tout à l'heure" en 1995 et "à bientôt" en 2001&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_VuTSIG_tMQ4/SW9w6lUM4xI/AAAAAAAABk0/ewStYELdHjE/s1600-h/IMG_0385.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_VuTSIG_tMQ4/SW9w6lUM4xI/AAAAAAAABk0/ewStYELdHjE/s400/IMG_0385.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291572238935188242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-4606187252931068140?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><enclosure type='video/mp4' url='http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=f552468168a9528c&amp;type=video%2Fmp4' length='0'/><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2009/01/on-na-pas-chang.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_VuTSIG_tMQ4/SW9w6lUM4xI/AAAAAAAABk0/ewStYELdHjE/s72-c/IMG_0385.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-2922995692785973723</guid><pubDate>Wed, 26 Nov 2008 22:53:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-26T23:13:42.183Z</atom:updated><title>Le Québec n'est pas la France</title><description>&lt;br&gt;Nee chez les Caribous nous disait l'autre jour avec beaucoup de justesse que Montréal n'est pas le Québec. Je dirai même plus... Le Québec n'est pas la France, ni "une France un peu différente", ni encore moins "une extension de la France". Comme Nee le dit si bien, "&lt;a href="http://neeechezlescaribous.blogspot.com/2008/11/montral-nest-pas-le-qubec.html"&gt;Vraiment chaque jour je suis agréablement surprise de la richesse de la culture québécoise, ce n'est pas toujours évident de comprendre et de tout saisir si on ne prend pas le contexte historiquo-culturel mais c'est vraiment enrichissant. Ils ont vraiment de manière globale une vision totalement différente sur de nombreux dossiers sociaux, politique et même historique.&lt;/a&gt;" Cette réflexion, que j'ai eu moi aussi il y a quelques mois, montre en tous cas une chose, c'est qu'à bien des égards, les Français ne connaissent pas le Québec et les Québécois et n'en n'ont même pas conscience; jusqu'à avoir la chance, parfois, de vivre quelques temps ici et d'être "initiés" par ceux qui nous accueillent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite généralisation culturaliste aisée: souvent, le Français connait ses voisins francophones (sous forme de caricature, certes): la Belgique, son roi, ses problèmes de langues, ses frites et ses gauffres, son bon vivant, ses bandes dessinées et son accent; la Suisse, ses comptes bancaires numérotés, sa neutralité politique, son système de cantons, ses beaux paysages, son fromage et son chocolat et son parler un peu plus lent qu'en France. Mais que connait donc le Français du Québec, si ce n'est son accent chantant et sa chanteuse fétiche "Céline"? (Dion, vous entendrez, mais icitte on dit juste "Céline", vous le saurez). Pas grand chose, ma foi, sauf peut-être "les paysages du Grand Nord" - eh mais attendez, il y en a aussi dans le reste du Canada, ça ne marche pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce manque flagrant de connaissance s'explique par le traditionnel éthnocentrisme français et notre manque de curiosité, par la relative jeunesse de l'art et de la culture québécoise francophone ou par son manque d'exportation outre-Atlantique (mais pourquoi diable? Il y a tellement de choses à découvrir!), ou encore peut-être juste par la distance physique, je dirais juste ceci: c'est bien dommage. Plus dommage encore que certains Français (très nombreux à vrai dire) viennent vivre ici quelques mois ou quelques années et repartent aussi vides de cette culture que lorsqu'ils sont arrivés car ils n'ont pas eu la chance d'y être "initiés". Comme le dit &lt;a href="http://www.pbaudry.com/"&gt;Pascal Baudry dans "Français et Américains, l'autre rive"&lt;/a&gt;, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La compréhension d’une culture de l’intérieur se produit par osmose, à la suite d’une longue immersion, ou lorsqu’un proche déjà immergé dans cette culture vous aide à la décoder.&lt;/span&gt;" Merci à ceux qui, proches de moi, partagent avec moi ce petit bout d'eux et de leur culture dont je m'imprègne aujourd'hui comme une éponge (pour reprendre l'expression de &lt;a href="http://www.blogger.com/www.rachelpaigequaday.com"&gt;Rachel&lt;/a&gt;), éponge qui ne tardera pas à venir s'épancher sur ce blog...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans une société de plus en plus mercantile et cynique, où la générosité se perd et où l’individu est de plus en plus isolé, il faut réintroduire le coeur : don de son temps, de son attention, de son argent, de son savoir. Et dans un pays dont la culture est en train de s’affadir, il faut être acteur d’un grand sursaut collectif bien nécessaire. Dépasser le gain personnel immédiat, retrouver la générosité, cette fraternité positive et non pas apeurée ou défensive ; transmettre autour de soi, notamment aux générations suivantes, la richesse de notre culture&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.pbaudry.com/"&gt;Pascal Baudry "Français et Américains, l'autre rive"&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-2922995692785973723?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/11/le-qubec-nest-pas-la-france.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-901117513495472791</guid><pubDate>Wed, 06 Aug 2008 18:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-06T19:04:47.628+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>HotGrinds</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Mass Collaboration</category><title>Mon boulot</title><description>Un aperçu de ce que je fais &lt;a href="http://reseau-m2ntic.net/asso/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=80:le-business-de-la-mass-collaboration&amp;amp;catid=47:conferences-seminaire-2008&amp;amp;Itemid=132"&gt;ici, en vidéo&lt;/a&gt;; web 2.0, web 3.0, mass collaboration, vous saurez "tout" sur le "nouveau" monde de l'Internet (pas si nouveau que ça, mais les modes de vocabulaire ont la vie longue!). Et pour les curieux, vous me verrez en tailleur en prime; cheers -&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-901117513495472791?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/08/mon-boulot.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-4666269620743233769</guid><pubDate>Sat, 26 Jul 2008 23:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-28T21:49:51.433+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Quartier Juif</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Montréal</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Outremont</category><title>Outremont dans le silence</title><description>&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;À F. et A., qui m'ont fait découvrir ce lieu, chacun à leur manière&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;À l'angle de St Viateur et Bloomsfield se niche l'un des parcs les plus calmes de Montréal. Il est 11h15, nous sommes en plein mois de juillet, c'est les "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vacances_de_la_construction"&gt;vacances de la construction&lt;/a&gt;", les enfants sont en congés. Je suis sur un banc, à l'abri de la chaleur naissante de la fin de matinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière moi, de grandes maisons stoïques et protectrices gardent jalousement leurs secrets et leur fraicheur. On peut presque sentir, d'ici, le silence des longs couloirs plongés dans la pénombre des volets clos, et cette odeur de naphtaline qu'ont les maisons trop grandes et presques inhabitées - et pourtant si pleines de souvenirs d'enfance, souvenirs des siestes d'été où l'on ne dort pas car on attend avec trop d'impatience l'heure de la plage - ou, ici, l'heure du parc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant moi, une "cage à enfants" entourée de grandes barrières de fer, où des mamans, principalement, poussent leurs bambins sur des balançoires, en plein soleil, alors que tout le reste du parc est à l'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout ça, dans le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un silence incroyable, où même les enfants sont calmes et se contentent de gazouiller joyeusement; influence du quartier juif? Un silence entrecoupé du grésillement des cigales et du bruit du vent dans les arbres; pour un peu, on se croierait en Provence - ou dans le Périgord, peut-être-, en plus citadin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, quelques voitures, des SUV, comme il se doit à Outremont, brisent quelques secondes la quiétude ambiante, du bruit léger de leur moteur insonorisé. Un enfant pleure, ici ou là, vite calmé par ses parents. Ici, il faut "ménager son voisinage", comme le disent les panneaux. A tout celà, il faut rajouter les écureuils, dont on entend les pas feutrés dans l'herbe et les bruits de grignotage, et la lumière qui filtre à travers les feuilles au-dessus de moi, ainsi que le bruit de la fontaine, qui, plus loin, raffraichit l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques "blocs", comme ils disent ici, des femmes de tous âges, toutes de noir vêtues, jusqu'au col enchâssées, lisent calmement et inlasablement, sous la tonnelle de leurs immenses demeures, des livres, eux aussi, sans âge; ce sont les juives d'Outrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces rues-là, pas un bruit; encore moins qu'ici. De temps à autre, un "couple" de bambins, vestes noires et pulls à lozanges bleus pâles pour les garçons, robes noires ou grises aux fleurs roses pâles pour les petites filles, passe devant ces demeures, main dans la main, les bouclettes des garçons et les jupes des filles dansant sous leur kippa ou sur leurs jambes avec le mouvement de leurs pas, seul élément instable de toute leur petite personne bien rangée et uniformisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, enfin, un père; un patriarche. Seul, chapelet à la main, chapeau noir sur la tête, ventre souvent omniprésent, il avance d'un pas lent, décidé et soucieux, qui tranche avec l'insoucianse irresponsable des femmes et des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outremont, rencontre de deux mondes, de deux époques, de l'idéologie et de la vacuité de l'âme. Tout cela, dans le calme; et le silence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-4666269620743233769?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/07/outremont-dans-le-silence.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-2849036179576032381</guid><pubDate>Fri, 25 Jul 2008 16:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-25T20:56:11.611+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Pixar Presto</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Lapin</category><title>Il n'y a pas que les chats qui ont faim!</title><description>Juste pour rire... Après la vidéo du chat, bienvenu au lapin de Pixar!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/y09Vzke0YiM&amp;hl=en&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/y09Vzke0YiM&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour voir la vidéo en entier, rendez-vous sur &lt;a href="http://www.cartoons-land.com/2008/07/20/pixar-presto-hd/"TARGET="_blank"&gt;http://www.cartoons-land.com/2008/07/20/pixar-presto-hd/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestement, Pixar se serait inspiré de cette petite vidéo d'un étudiant américain: &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nJeoMSefUsQ"TARGET="_blank"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=nJeoMSefUsQ&lt;/a&gt;; j'ose espérer qu'ils lui payeront des droits!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-2849036179576032381?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/07/il-ny-pas-que-les-chats-qui-ont-faim.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-5707800676639103221</guid><pubDate>Sun, 08 Jun 2008 20:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-25T20:50:16.704+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>solutions</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>surmenage</category><title>Bien s'occuper</title><description>&lt;strong&gt;Saint Ignace, Lettre à Fulvio Androzzi, 1556.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Magazine &lt;em&gt;Responsables&lt;/em&gt;, MCC, Mai 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quand les occupations abondent, il faut choisir et se dépenser dans les plus importantes, c'est-à-dire dans celles où Dieu est mieux servi, où l'âme du prochain est plus aidée, où le bien est plus universel et plus parfait."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-5707800676639103221?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/06/bien-soccuper.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-3588401085844581223</guid><pubDate>Sun, 08 Jun 2008 20:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-08T21:49:39.078+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>être soi-même</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>amour</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>résister à l'autre</category><title>L'amour, un souque-à-la-corde</title><description>&lt;strong&gt;Le Syndrome du Caniche, Richard Martineau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Elle Québec&lt;/em&gt;, mars 2008 - Humeur&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;"L'autre jour, en surfant sur Internet, je suis tombé sur un site qui donne des conseils aux filles. La rubrique de la journée? "Dix façons d'amener votre amoureux à changer son look et ses habitudes."&lt;br /&gt;Chères lectrices, regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à ma question: c'est quoi, ce trip, de toujours vouloir changer vos chums?&lt;br /&gt;Si vous voulez un bungalow en banlieue, pourquoi avez-vous acheté un condo en centre-ville? Si vous vouliez un chat, pourquoi avez-vous acheté un chien?&lt;br /&gt;Dans un de ses spectacles, Patrick Huard raconte une bonne blague à ce sujet. "&lt;em&gt;Tu répètes que je suis pépère, que je ne ressemble plus à l'étalon fringuant que tu as connu plus jeune&lt;/em&gt;, dit-il à sa blonde. &lt;em&gt;Mais enlève la selle et le harnais que tu m'as installés sur le dos, ouvre la porte de l'enclos et tu vas voir que je suis encore capable de galoper!"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les Anglais ont résumé ce réflexe contradictoire dans une belle phrase: &lt;em&gt;"I love you, you're perfect. Now, change."&lt;/em&gt; C'est exactement de cette manière que la plupart des filles se comportent: &lt;em&gt;"je t'aime, tu es parfait. Maintenant, change."&lt;/em&gt; Change ton look, tes habitudes, ta façon de manger, tes amis.&lt;br /&gt;Vous tombez follement amoureuse d'un chien de ruelle. Vous l'emmenez à la maison, vous le tondez, vous lui coupez les griffes, vous lui mettez un collier rouge et or, vous l'obligez à faire pipi sur la gazette, vous lui faites suivre des cours de bonnes manières, vous le chicanez chaque fois qu'il jappe, vous le frappez avec un magazine dès qu'il se met à zigner...&lt;br /&gt;Puis, vous déplorez le fait qu'il ressemble à un caniche!&lt;br /&gt;Faudrait savoir, les filles.&lt;br /&gt;Vous me faites penser à un gai qui faisait partie de mon cercle d'amis, il y a plusieurs années. Son fantasme ultime était de coucher avec un hétérosexuel. Mais si un gars hétéro couchait avec lui, c'est parce qu'il n'était plus tout à fait hétéro...&lt;br /&gt;Résultat: le gars était complètement frustré. Il ne pouvait jamais réaliser son rêve.&lt;br /&gt;C'est la même chose avec vous. Vous nous demandez de changer, vous EXIGEZ qu'on change, mais si on répond à votre demande, vous êtes déçues.&lt;br /&gt;Dans le fond, ce que vous désirez vraiment, c'est qu'on vous résiste. Qu'on vous dise non.&lt;br /&gt;Vous nous faites passer un test. Vous nous demandez de vous donner quelque chose que vous ne voulez pas.&lt;br /&gt;Vous ne trouvez pas ce jeu stupide? stérile? contre-productif?&lt;br /&gt;Après ça, vous vous demandez pourquoi les gars sont si mêlés. Duh!&lt;br /&gt;On le serait à moins, non?&lt;br /&gt;Quoique, à bien y penser, on fait la même chose. On veut que vous soyiez hyper sexys, sensuelles, désirables, que vous rendiez nos amis jaloux... Mais si vous faites tourner trop de têtes et si trop de gars se mettent à vous flirter, on vous traite d'allumeuses et on vous fait la gueule.&lt;br /&gt;Qui sait, c'est peut-être ça, l'amour. Un souque-à-la-corde.&lt;br /&gt;Le gars tire de toutes ses forces pour attirer de son bord, la fille tire de toutes ses forces pour attirer de son bord, mais aucun joueur ne doit bouger, ne doit céder un pouce.&lt;br /&gt;Chacun doit résister à l'autre.&lt;br /&gt;Le jeu se termine quand un des participants traverse la ligne et met le pied dans le territoire de l'autre.&lt;br /&gt;Fou? Certes. Mais il faut être fou pour vivre à 2, vous ne trouvez pas?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-3588401085844581223?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/06/lamour-un-souque-la-corde.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-2252474722146706767</guid><pubDate>Tue, 06 May 2008 15:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-25T17:27:01.833+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Saint-Malo</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Carnac</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Bretagne</category><title>Hommage à la Bretagne</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-exj-LII/AAAAAAAABAM/hRrGRfY-8Oo/s1600-h/100_3823.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-exj-LII/AAAAAAAABAM/hRrGRfY-8Oo/s400/100_3823.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226988647193914498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB4mTWFtVI/AAAAAAAAA9I/CeoTHT2hpSo/s1600-h/100_3823.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB4mTWFtVI/AAAAAAAAA9I/CeoTHT2hpSo/s400/100_3823.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197286569408836946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dimanche dernier, j'ai découvert la chaîne "Une Crèpe" sur Saint Denis, à Montréal... Un petit air du pays avec un arrière-fond de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Rue_K%C3%A9tanou"&gt;La Rue Ketanou&lt;/a&gt; et de &lt;a href="http://www.gribouilli.com/latordue2003/"&gt;La Tordue&lt;/a&gt;, des odeurs de crèpes à vous en faire tourner de l'oeil de plaisir... Je me serais presque crue en Bretagne, sauf pour la rue trop large et sans pavés et les immeubles en préfabriqués sans colombages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que mes chers parents sont en visite à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carnac"&gt;Carnac&lt;/a&gt;, petit hommage à ces pierres immortelles que j'ai entre-aperçues il y a quelques semaines, au hasard d'une de mes errances silencieuses à l'odeur d'amitié indicible. En mémoire aussi d'un certain restaurant de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Malo"&gt;Saint-Malo&lt;/a&gt; qui su accueillir une soirée hors du temps "à l'autre bout du bout du monde".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-pueeHQI/AAAAAAAABAU/DZ-1tgGIeu8/s1600-h/100_3858.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-pueeHQI/AAAAAAAABAU/DZ-1tgGIeu8/s400/100_3858.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226988835344096514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-zANRhTI/AAAAAAAABAc/FDmgluhCI1k/s1600-h/100_3876.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-zANRhTI/AAAAAAAABAc/FDmgluhCI1k/s400/100_3876.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226988994722628914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB4tjWFtWI/AAAAAAAAA9Q/STG1NeM8YrA/s1600-h/100_3827.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB4tjWFtWI/AAAAAAAAA9Q/STG1NeM8YrA/s400/100_3827.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197286693962888546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB42DWFtXI/AAAAAAAAA9Y/n0rQJJKs9OM/s1600-h/100_3830.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB42DWFtXI/AAAAAAAAA9Y/n0rQJJKs9OM/s400/100_3830.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197286839991776626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB5PDWFtZI/AAAAAAAAA9o/28mFw7wNcsM/s1600-h/100_3858.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB5PDWFtZI/AAAAAAAAA9o/28mFw7wNcsM/s400/100_3858.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197287269488506258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB48zWFtYI/AAAAAAAAA9g/WHJSVmqcgFo/s1600-h/100_3876.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SCB48zWFtYI/AAAAAAAAA9g/WHJSVmqcgFo/s400/100_3876.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197286955955893634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-2252474722146706767?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/05/hommage-la-bretagne_06.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/SIn-exj-LII/AAAAAAAABAM/hRrGRfY-8Oo/s72-c/100_3823.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-1090822340242093272</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2008 16:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-27T16:13:40.158Z</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Ca va mal finir</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>François Léotard</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Nicolas Sarkozy</category><title>«Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet», par François Léotard</title><description>Un beau texte extrait du livre de François Léotard, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Ca-Va-Mal-Finir-Leotard-F/dp/2246737915"&gt;«Ca va mal finir»&lt;/a&gt;, chez Grasset. Léotard est un ami de Nicolas Sarkozy et a voté pour lui aux dernières élections présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du  chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon  plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste  avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et  parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les  promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font  les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit  ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.&lt;br /&gt;Il  a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon,  Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait  aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On  s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : &lt;i&gt;«Je n'ai à vous offrir que de  la sueur, des larmes et du sang.»&lt;/i&gt; Et Londres bombardée tous les soirs. Nous,  on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget  de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais  : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de  rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué !  D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un  millésime rare au rayon de l'oenologie politique. J'avais oublié que la dette,  c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude.  [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le  clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de  Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux  nigauds baptisée modestement «ouverture», les infirmières bulgares, le drapeau  tricolore relooké par Prada, les intermittences du coeur sous les ombrages de la  Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à  Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial :  Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la  démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...]  Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son  piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de  soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente  allure d'un chef-d'oeuvre. Mais ce n'est pas du Bach.                                           &lt;br /&gt;Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont  séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses  nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son  parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle  pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais  l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont  pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les  pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de  l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner  le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même  délit, déjà purgé, on va inventer «un suivi» en milieu fermé, c'est-à-dire une  deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ?  C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police.  Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni  Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme.  Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près  de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait  appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR  et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la  police la confiance qui lui manquait. [...]&lt;br /&gt;C'est  vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il  ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé  imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on  était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope  déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement  inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire -  une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit  : &lt;i&gt;«François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis.»&lt;/i&gt; J'en  ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la  victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité  déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du  pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la  casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que  la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal.  Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le  chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...]  Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ?  Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants...  J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les  bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des  bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais  même traité mon ami Martinon d'«&lt;i&gt;imbécile»..&lt;/i&gt;. Et ce pauvre Mon avec ses  beaux yeux de labrador... C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce  que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le  regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques  malades de l'UMP Des frénétiques... [...]&lt;br /&gt;Tu as eu raison de citer Guy  Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup,  laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est  belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy  Môquet tu cites Aragon, celui de «l'Affiche rouge». Parce qu'il parle de  Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière  lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers &lt;i&gt;«mais  nos frères pourtant»&lt;/i&gt; ont davantage honoré la France que ces «bons Français»  qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des  étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils  portaient &lt;i&gt;«des noms difficiles à prononcer»&lt;/i&gt;, parce qu'ils considéraient  que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait -  une résistance cachée."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-1090822340242093272?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/02/depuis-que-tu-es-lelyse-je-suis-inquiet.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-36801028865593736</guid><pubDate>Wed, 23 Jan 2008 18:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-26T23:27:49.081Z</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>matin du chat</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>animation</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>chat gourmand</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>chat</category><title>Le matin du chat</title><description>Juste pour rire.... C'est tellement bien vu! Après un vingtaine de visionnages je ne me lasse toujours pas du chat gourmand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/w0ffwDYo00Q&amp;hl=en&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/w0ffwDYo00Q&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-36801028865593736?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/01/le-matin-du-chat.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-4294271641074549348</guid><pubDate>Sun, 13 Jan 2008 19:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-01-13T19:37:57.888Z</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Montréal</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>vertige</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Escalade</category><title>Nouvel horizon</title><description>Hier, j'ai commencé les cours d'escalade au centre &lt;a href="http://www.horizonroc.com/"&gt;Horizon Rock&lt;/a&gt; de Montréal, un des plus grands centres d'escalade en intérieur du monde avec 2600m carrés de superficie grimpable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression de me retrouver il y a 15 ans, grimpant sur les arbres de la forêt du Périgord, escaladant le "promontoire" en face du chateau de Castelnaud pour me lover sur un petit bout de falaise de 2m carrés, en face du vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ça, j'espère vaincre le vertige qui m'atteint depuis le jour où j'ai sauté à l'élastique. Si mes jambes ne tremblaient plus, je pourrai peut-être me remettre à grimper en haut des arbres et des falaises....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tous cas, en attendant, je me retrouve. J'aime beaucoup l'état d'esprit des moniteurs du club que j'ai vus hier, Gabriel et Jérome. Très solidaires, respecteux l'un de l'autre, attentifs comme il se doit lorsque chacun protège la vie de l'autre en tenant son "brin de vie" - la corde de frein qui sert à assurer celui qui grimpe -, proches de la nature, qu'il faut aussi connaitre et respecter quand on veut pouvoir grimper haut sans tomber, et enfin combatifs, l'esprit battant et prêts à se dépasser tout le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, un sport qui me ressemble. Je me demande même pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt. Vivement samedi prochain pour mon accréditation!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-4294271641074549348?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2008/01/nouvel-horizon.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-852212623855338437</guid><pubDate>Sun, 11 Mar 2007 20:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-10T10:48:24.032Z</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>La chanson du dimanche</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Costard</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Consultant</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>paroles</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Grande Arche</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Comment ça va</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>La Défense</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Musique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>lundi</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Conseil</category><title>Dimanche à la Défense</title><description>Lundi matin, costard, tailleur, métro, boulot, dodo... Bienvenus à la Défense... Dans le monde du Conseil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/N1cExEillNk"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/N1cExEillNk" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Source : lachansondudimanche, &lt;a href="http://www.myspace.com/lachansondudimanche"&gt;http://www.myspace.com/lachansondudimanche&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Comme un lundi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Comment ça va, comme un lundi, je sais pas ce que j’ai, j’veux pas travailler&lt;br /&gt;Un p’tit café, allez, c’est parti, si c’est permis, c’est vendredi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu poses ton pod, t’allumes ton p’tit laptop, t’as ouvert plein de docs et maintenant tu chat sur ton blog&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qu’est’ce t’as fait c’week-end?"&lt;br /&gt;"J’ai un pau bossé sur les spec’"&lt;br /&gt;"Parle pas trop à ton voisin tu pues du bec"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est déjà 11h, les dépèches AFP par cœur, t’as relu trois fois tous tes mails, t’as passé un heure sur Google,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef passe dans les couloirs, tu cliques la fenêtre « rétroplanning »... &lt;br /&gt;Fini de bosser on file à la cantine!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu dis &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment ça va, comme un lundi, je sais pas ce que j’ai, j’veux pas travailler&lt;br /&gt;Un p’tit café, allez, c’est parti, si c’est permis, c’est vendredi !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On est l’heure d’l’interview, ta place est carrément walou, le client est dans l’escalier et toi t’avoue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Vous avez trouvé facilement ?"&lt;br /&gt;"Le business plan c’est « oui, oui »"&lt;br /&gt;"Pour les recos c’est go/ no-go, market feeling."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux du slide, slide, slide, donne moi du slide, slide, slide, enlève ton slide, slide, slide, j’ai pas mon slide, slide, slide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la propale c’est à la louche et pour les SWOT tu bottes en touche, attention tu devrais fermer ta bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu dis&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment ça va, comme un lundi, je sais pas ce que j’ai, j’veux pas travailler&lt;br /&gt;Un p’tit café, allez, c’est parti, si c’est permis, c’est vendredi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention, gauche, droite, en haut, en bas, tu roules des hanches, tu fais trois pas&lt;br /&gt;Le pied sur l’œil l’oreille pliée tu bas les pates tu tapes du nez tu plies les jambes tu bats des ailes t’es déchaînés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu dis&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment ça va, comme un lundi, je sais pas ce que j’ai, j’veux pas travailler&lt;br /&gt;Un p’tit café, allez, c’est parti, si c’est permis, c’est vendredi ! (ter)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-852212623855338437?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/03/dimanche-la-dfense.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-3423041381584919440</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2007 13:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-04T08:15:12.968Z</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>découvertes</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Gwenaelle</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Christophe Galfard</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Janvier</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>8/03/2007</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Gwenaelle Janvier</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>conférence</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Palais de Tokyo</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>physique quantique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>antimatière</category><title>L'antimatière de Tokyo à Paris - Christophe Galfard, physicien théoricien</title><description>C'est un soir comme ça où on sait pas trop quoi faire pour remplir sa soirée - on s'est dit, pourquoi pas un tour au Palais de Tokyo? Bien vu ! Christophe Galfard commence justement sa conférence sur l'"anti-matière".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le noir se fait. Loin des "délires" artistiques de la salle d'à côté (&lt;a href="http://www.palaisdetokyo.com/M/flyer_en.html"&gt;à voir!&lt;/a&gt;), où s'entremèlent pèle-mèle un arbre en spaguettis, par &lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/michel-blazy-25156.php"&gt;Michel Blazy&lt;/a&gt;, une porte miniature à la "Alice au Pays des Merveilles", ou encore l'univers pictoral insensé d'un tueur en série, par &lt;a href="http://www.joecoleman.com/"&gt;Joe Coleman&lt;/a&gt;, ici, place à la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RlGApxTd2AI/AAAAAAAAABo/bAOHu0GoZHY/s1600-h/antimati%C3%A8re.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RlGApxTd2AI/AAAAAAAAABo/bAOHu0GoZHY/s200/antimati%C3%A8re.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066972510866495490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Christophe Galfard, jeune chercheur prometteur de la physique quantique (diplômé de mathématiques avancés à l'université de Paris, ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures de Paris et possesseur d'un certificat d'études mathématiques avancées de l'université de Cambridge, où il prépare actuellement un PhD sous la direction du professeur Stephen W. Hawking), co-auteur de &lt;a href="http://www.simonsays.com/content/book.cfm?tab=1&amp;pid=585323"&gt;"George's Secret Key to the Universe"&lt;/a&gt; (à paraître en Octobre chez "Simon &amp; Schuster Children's Publishing"), apparaît sur scène dans la sobriété de sa blouse blanche. Un simple Power Point, un peu de musique et beaucoup de pédagogie et d'humour... Et le tour est joué ! Nous voilà transportés dans l'infiniement petit, au delà de l'atome, jusqu'à la particule élémentaire, les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Particule_%C3%A9l%C3%A9mentaire#Les_trois_familles_de_particules_.C3.A9l.C3.A9mentaires"&gt;quarks&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christophe Galfard nous apprend alors comment, aux grès des hasards de la sciences, les physiciens font la découverte de l'antimatière. Le concept, que beaucoup ont découvert dans sa version vulgarisée à travers le &lt;a href="http://www.evene.fr/livres/livre/dan-brown-anges-et-demons-13213.php"&gt;roman de Dan Brown "Anges et Démons"&lt;/a&gt;, paraît insensé : les particules élémentaires auraient des "frères jumeaux" contraires, les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antimati%C3%A8re"&gt;antiparticules&lt;/a&gt;, qui, en contact avec la matière, s'anihileraient mutuellement pour laisser place à de l'énergie pure, énergie qui aurait donné naissance à l'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, l'existence de l'antimatière est avérée - elle est même utilisée à diverses fins médicales et scientifiques. Pourtant, une question reste en suspend : pourquoi l'univers contient-il plus de matière que d'anti-matière; pourquoi l'antimatière n'a-t-elle pas totalement anihilé la matière? Pourquoi ce déséquilibre a-t-il permis la subsistance de l'univers... Et notre apparition? A cette question, la lumière décroit et rougit, et Christopher Galfard laisse le champs libre à la musique, tuba et contrebasse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, seul l'art a les réponses....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-3423041381584919440?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/03/lantimatire-de-tokyo-paris-christophe.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RlGApxTd2AI/AAAAAAAAABo/bAOHu0GoZHY/s72-c/antimati%C3%A8re.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-6577742957621567043</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2007 13:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-12T21:45:37.643Z</atom:updated><title>Wax poetic - Istanbul</title><description>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfXBEG5jxdI/AAAAAAAAABc/viX0K2NTY0I/s1600-h/musiqualite-image-259.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041147634226808274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfXBEG5jxdI/AAAAAAAAABc/viX0K2NTY0I/s200/musiqualite-image-259.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.musiqualite.net/chronique_20070305_1147_wax-poetic-istanbul.html" target="_new"&gt;"Musiqualité.net" &lt;/a&gt;le qualifie du "genre d'albums qu'on a toujours du mal à raconter, à expliquer, car seules comptent les sensations"; des sons transe, des sons jazzi, "Istanbul" est l'album qui manquait à nous fins de soirée électro. De "Gihangir", un quartier de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Beyo%C4%9Flu"&gt;Beyoglu&lt;/a&gt;, aux lighthouses, les anciens expat istanbouliottes sauront y retrouver l'ambiance si hors du temps qui règne dans les bars les plus branchés d'&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ortak%C3%B6y"&gt;Ortaköy&lt;/a&gt; ou de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kad%C4%B1k%C3%B6y"&gt;Kadiköy&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/03/istanbul-la-cit-de-la-musique.html" target="_new"&gt;Abandonnés le Quanun ou la clarinette&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.ilhanersahin.com/" target="_new"&gt;Ilhan Ersahin&lt;/a&gt;, fondateur du label Nublu Records, nous ramène vers les terrains connus de l'électro à l'européenne... Ou... Vraiment?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-6577742957621567043?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/03/was-poetic-istanbul.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfXBEG5jxdI/AAAAAAAAABc/viX0K2NTY0I/s72-c/musiqualite-image-259.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-5862689312040121837</guid><pubDate>Sun, 25 Feb 2007 14:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-12T21:03:15.559Z</atom:updated><title>Istanbul à la Cité de la Musique</title><description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfWYAm5jxaI/AAAAAAAAABE/ks23Yo6dIFU/s1600-h/SelimSesler.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041102494120527266" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfWYAm5jxaI/AAAAAAAAABE/ks23Yo6dIFU/s200/SelimSesler.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Vendredi 23 Février; j'entre dans la grande salle de concert de la cité de la musique, nous sommes un peu en retard, déjà la clarinette nous prend. Perdus sur l'immense scène au milieu des lumières tamisées, quatre musiciens se font face, nous font face. La salle est pleine à craquer. Le silence religieux. "Le clarinettiste &lt;a href="http://www.selimsesler.net" target="_new"&gt;Selim Sesler &lt;/a&gt;jongle avec ses identités musicales", comme dit &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; dans un &lt;a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;amp;objet_id=978393" target="_new"&gt;article du 25 février&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Assise par terre, je me laisse porter par la musique. De nouveau, je suis à Istanbul. Je sens le vent du Bosphore qui me porte, qui me berce. Me balotte entre deux continents. Les clarinettes se répondent; les percussions leur donnent corps. &lt;a href="http://www.burhanocal.com/player.html" target="_new"&gt;Burhan Öçal&lt;/a&gt;, un "habitué des croisements occident-orient et des scènes jazz", &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Istiklal_Avenue" target="_new"&gt;Istiklal&lt;/a&gt;, l'Empire devient &lt;em&gt;indépendance.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfWYh25jxcI/AAAAAAAAABU/48SFZtkHqiY/s1600-h/istanbul.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041103065351177666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfWYh25jxcI/AAAAAAAAABU/48SFZtkHqiY/s200/istanbul.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me rappelle &lt;a href="http://www.roxanephoto.com/turquie/istanbul/besiktas/bosphore/arnavutkoy/index.htm" target="_new"&gt;Arnavutköy&lt;/a&gt;, où j'habitais il y a 10 ans. Je me rappelle le mouvement, le chaos, la vitalité brute de cette ville aux milles âmes et aux milles caractères. Mon corps balance. Mes mains appellent; comme celles des turcs quand ils dansent - "gel, gel"; geliyorum ! Simde Istanbul'dayim - je suis à Istanbul!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au milieu de ces corps qui bougent, au sein de cette lumière, au coeur de cette musique, portée par ce rythme des turcs tsiganes qui m'emportent de la musique classique à la techno turque, à la transe istanbuliotte, au son du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Qan%C3%BBn_%28instrument%29" target="_new"&gt;Qānun&lt;/a&gt; perse, je me laisse emporter dans cet infini voyage du souvenir et du rêve.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-5862689312040121837?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/03/istanbul-la-cit-de-la-musique.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/RfWYAm5jxaI/AAAAAAAAABE/ks23Yo6dIFU/s72-c/SelimSesler.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-5611137236950238338</guid><pubDate>Fri, 16 Feb 2007 12:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-09T13:30:31.763Z</atom:updated><title>White Oslo and social benefits</title><description>De retour d'Oslo , après quelques jours de déplacement professionnel dans ce "pays blanc", je reste ébahie par ce dépaysement. A l'arrivée, moins 10 degrés. De la neige partout. Les norvégiens sont tous emmitoufflés dans des vestes et des cagoules si épaisses que je crois bien n'en n'avoir jamais vues de pareilles. Quant à nous, nous avons froid. Il va vite nous falloir nous habituer au vent qui s'infiltre dans nos cols et à nos mains qui tout à coup prennent l'aspect d'un parchemin usé. Le froid fait mal tellement il est vif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il va aussi nous falloir nous habituer au reste. Au silence, d'abord, puisque tous les bruits sont étouffés par la neige. Au verglas, aussi, bien sûr - au fait de devoir changer de chaussures en arrivant au travail. Aux morceaux de glace qui se forment même sur la mer, sur l'eau salée... Et puis, au fait que les Norvégiens, eux, n'aient pas froid! Que certains d'entre eux fassent du&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/ReAzGk7UNBI/AAAAAAAAAA4/hRYYtSQs8UY/s1600-h/Babysnow.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5035080571484910610" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; CURSOR: pointer" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/ReAzGk7UNBI/AAAAAAAAAA4/hRYYtSQs8UY/s200/Babysnow.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; vélo. Que le week-end, puisque nous avons cette chance de rester un week-end, les habitants d'Oslo profitent autant des parcs - voir plus ! - que lors de notre dernière visite au mois de Novembre. Du plus petit au plus grand, ils chaussent tous leurs skis de fond; en famille, comme il se doit ! Même bébé est emporté, bien emmitoufflé dans son traineau tiré par papa. "The secret with snow", nous dit notre collègue Norvégien, "is 'don't get wet' ! However you get wet, don't get wet ! So, you see, the greatest danger for the babies in these sleds, is actually to be too warm. Because if you get too warm, you sweat, and you get wet, and you freeze..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suprenant, donc. Surprenant aussi cet esprit de famille qui lie les norvégiens comme si le froid les incitait à se lover dans leur cocon, à se replier dans leurs nids. Surprenant, enfin, cet Etat social qui entérine et soutient cet esprit de famille. Un enfant malade? Au moins un des parents restera chez lui pour s'en occuper. Il fait un peu froid et on se sent fièvreux? Autant rentrer chez soit à 14h pour se reposer en famille de cette dure journée d'hiver autour d'un chocolat chaud. Ici, personne ne s'offusque des absences intempestives de chacun, même si elles ne sont pas toujours déclarées. L'office du tourisme est fermé alors que les horaires indiquent qu'il devrait être ouvert? "Oh, well, they all probably are sick at the same time", nous répond naturellement un agent de l'hôtel de ville!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre, donc. Partager. Aimer. Voilà ce qui semble compter aux yeux de ces descendants de Vikings. Le froid qui immobilise leur pays plus de 5 mois par an leur permettrait-il d'ouvrir les yeux sur les priorités de la vie? "It's all a question of where you put your priorities", nous dit régulièrement notre collègue Geir Tore, du haut de ses deux mètres....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-5611137236950238338?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/02/white-oslo-and-social-benefits.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_VuTSIG_tMQ4/ReAzGk7UNBI/AAAAAAAAAA4/hRYYtSQs8UY/s72-c/Babysnow.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-6544977122877630561</guid><pubDate>Sun, 04 Feb 2007 13:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-22T10:44:47.334Z</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Prix du Jeune Ecrivain</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2006</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Gwenaelle</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Nouvelle</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Janvier</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Gwenaelle Janvier</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Ecrivain</category><title>Ca pourrait bien être elle</title><description>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Cette Nouvelle a été présentée pour le Prix du jeune Ecrivain en Janvier &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;2006.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se réveille. La couverture qui l’emmitoufle le pique sur sa peau dénudée jusqu’à travers son caleçon. Le silence qui l’entoure le ronge. Il se roule en boule, serre les poings. « Excuse-moi ». Sa phrase le hante comme un tocsin. « T’en va pas ». Comme le bourdon fêlé d’une cathédrale.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;De sa banquette obscure de la rue Marbœuf, enfoncé dans son cafard et dans sa cosse, il aperçoit la pluie. Lancinante, battante, déferlante. La pluie, le froid, l’humidité morne. Paris qui s’étend sous un manteau de grisaille et d’amertume. Il grelotte. Il est blotti dans le grand canapé sombre de l’immense salon vide, ses pieds gelés rapatriés sous son corps tiède pour un peu de chaleur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Son téléphone portable sonne sur la grande table en bois à côté de lui. Ca pourrait bien être elle. La sonnerie résonne. Bondit sur les hauts murs, fracasse les moulures de plâtre du plafond blanc. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Tendu, tout doucement, il remonte sa couverture jusqu’à ses yeux. Il ne se lève pas. &lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;La sonnerie finit par mourir ; juste à temps. La pièce se rhabille de silence et de pénombre matinale. Dehors, la pluie tombe de plus belle. Drue. Sèche. Acide.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il soupire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il n’a pas mis le nez dehors depuis hier. Lorsqu’il est rentré, la lumière jouait les fins d’après-midi hollywoodienne ; un peu douce un peu tombante, un peu chaude un peu mourante. Il a grimpé les escaliers quatre à quatre, a ouvert la porte à tâtons dans la pénombre de l’escalier et a traversé l’appartement d’un trait sans s’arrêter depuis l’entrée. Il s’est figé là ; sur le canapé du salon. Sur le gros canapé ridé de vieille fatigue, en face des baies vitrées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Et puis il est resté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;L’appareil vibre sur la table. Il lève la tête d’un coup, pose ses deux pieds à terre. Ca doit être son message. Il se penche pour attraper le combiné et le porte à son oreille. La couverture glisse à ses pieds, vert sombre sur l’ocre du parquet. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Loïc, c’est moi. » Il ferme les yeux. « C’est Virginie. » Il frissonne. « Pourquoi tu réponds pas ? » La vague le submerge. « J’ai besoin de te parler. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il raccroche. Pose le téléphone près de lui dans les replis&lt;span style="color:red;"&gt; &lt;/span&gt;du coussin et ramasse la couverture. &lt;i&gt;« C’est Virginie ». &lt;/i&gt;Ramène ses jambes contre son corps. &lt;i&gt;« Pourquoi tu réponds pas ? »&lt;/i&gt; Se recroqueville en animal blessé. &lt;i&gt;« Besoin de te parler. »&lt;/i&gt; Retient une larme qui coule quand même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il s’essuie d’un coup de couverture rêche et s’enfonce plus profondément dans le canapé. Il déteste sangloter. A peine revenu chez lui, hier, il s’est mis à verser en silence des larmes chaudes d’enfant ; des larmes sans repère. Il pleurait sur lui-même, sur leur couple, sur l’avenir. Sur la scène improbable qu’il venait de quitter comme un rêve. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Loïc ? » Ca s’était passé quelques heures plus tôt, dans son appartement à elle, rue des Martyrs. « Hum… » Il surfait sur le net. « Loïc… » Il ne la regardait pas. « Quoi ?… » Elle avait l’air tendue. « Loïc ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se crispe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il avait fini par tourner la tête.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Qu’est ce qui se passe ? »&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Serre les mâchoires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Elle se tenait devant lui, sans bouger, entre l’armoire et le lavabo. Complètement immobile. La lumière crue de midi passait dans ses cheveux et lui faisait l’air d’un ange. Un ange au sourire mort ou au demi-sourire, déchu et déchiré entre humain et divin. Son T-shirt délavé lui couvrait juste les fesses au-dessus de sa petite culotte. Il souriait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se tortille, mal à l’aise sur son siège.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Regarde » Elle avait dit à mi-voix et d’un ton incertain. Elle tenait dans sa main un truc blanc longiligne, un tube, un thermomètre peut-être, avec une petite barre bleue dessus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« C’est quoi ? » Il avait dit innocemment, sans y penser, en admirant ses formes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Un test de grossesse. » Elle avait répondu sans timbre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Son sourire s’était effacé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Positif. » Elle avait rajouté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 54pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- T’es encore là ? Résonne une voix en sourdine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il sursaute. Son colocataire Arnaud vient d’apparaître sur le pas de la porte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Putain, j’y crois pas ! T’as dormi dans le canapé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il porte une cravate bleue sur une chemise blême et sans relief.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Oh, tu m’entends ? Tu pourrais répondre quand même !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Une cravate bleue couleur yeux bleus alors qu’il a les yeux marron. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Oh, et puis merde !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il finit par s’éloigner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il l’avait regardée longuement. De bas en haut. De la culotte aux cheveux bruns. Comme un mannequin. Comme une belle poupée de cire ou une Barbie de plastique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« T’es sûre ?… » Il avait fini par dire, histoire de dire quelque chose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Elle avait pleuré, blessée de son silence ou heurtée par ses mots.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Evidemment que je suis sûre ». Elle s’étranglait entre chaque mot. « 99% de fiabilité ». Elle s’était retournée et regardait la fenêtre, les poings serrés contre son corps. « C’est le troisième de toute façon ». Elle s’était engouffrée dans la salle de bains et en était ressortie aussitôt, mâchoires serrées, les trois tubes à la main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Tu vois ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il voyait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Mais c’est pas possible ». Il s’était levé de son tabouret. « Tu peux pas être enceinte ». Il lui avait touché le ventre. « T’as bien pris ta pilule ? » L’avait regardée droit dans les yeux. « T’as pas pu l’oublier ? » &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Son visage ébréché se découpait en premier plan sur le fond vif du rideau jaune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Excuse-moi »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;La pièce avait rougi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Tu l’as oubliée ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Elle l’avait oubliée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« La vache, Virginie, qu’est ce que tu veux qu’on foute, maintenant ? » Elle pleurait. « T’as une idée de la merde dans laquelle tu nous fous ? » Elle disait rien. « On n’a même pas de salaire, putain, on est des étudiants ! » Elle l’implorait du regard. « On n’a pas le temps de s’en occuper ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il s’était arrêté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« T’en va pas », elle l’avait supplié.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Fous-moi la paix, Virginie, je me casse quand je veux ! De toute façon si ça se trouve c’est même pas le mien ce gosse ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Et il était parti.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Elle portait en elle son enfant et il s’était enfui. Mort de trouille.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il reprend son portable à côté de lui, compose le numéro ; par cœur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Allô ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;C’est elle. Il perçoit la tristesse et le malaise de sa voix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- C’est moi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Elle expire, comme on soupire de soulagement. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il raccroche, les doigts tremblants. Pas la force. Il éteint son portable, le jette à côté de lui sur les ressorts usés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Le divan lui fait mal partout. Il se lève, comme par réflexe, et se dirige vers la cuisine. La pièce est sombre et pleine d’hiver. Les assiettes sales font la guerre à l’évier ; le pain de mie est resté ouvert. Sur la table, une couche de poussière et de gras fait légèrement scintiller le bois à travers les rayons de la lumière du matin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Dans le salon qu’il vient de quitter, le téléphone fixe se met à sonner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se retourne ; elle rappelle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« Virginie » &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il va lui dire. Il va revenir. Revenir près d’elle, près d’eux, faire semblant que…, devenir papa, faire comme s’ils…, devenir parents. « Comme si on était prêt. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Plus de sonnerie ; Arnaud a décroché.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ouais ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc s’approche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Si Loïc est là ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Ils se regardent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ben…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc tend le bras.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je le vois pas, là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;&lt;i&gt;« Je ne le vois pas »&lt;/i&gt; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Arnaud s’éloigne ; Loïc le suit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Non, non, il est pas là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il ouvre la bouche, veut protester. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ok, je lui dirai.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Arnaud raccroche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- C’était Virginie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc le regarde, effaré.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ben quoi, j’ai pas bien fait ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il répond pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je croyais qu’elle t’avait fait souffrir, cette nana ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc se jette sur le canapé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Mais t’es jamais content, c’est pas possible !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il fouille les bourrelets de tissu. Elle va sûrement rappeler sur son portable. Il trouve le téléphone sous la couverture et l’allume.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- C’est pas elle qui t’a mis dans cet état, peut-être ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Les questions d’Arnaud se perdent dans les dédales de l’appartement en échos caverneux : Loïc est déjà dans sa chambre, entre son lit défait et sa bibliothèque pleine de bandes dessinées. « Vous avez un nouveau message ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il s’assoit sur son lit. « C’est encore moi. » C’est encore elle. « T’as éteint ton portable. » Il a éteint son portable. « Tant pis ». Il entend ses pas dans la rue. « Voilà, j’ai réfléchi, puisque tu ne veux pas qu’on le fasse tous les deux ». Elle marche vite ; halète à chaque pas. « Je sais qu’on l’a pas voulu, ce gamin, mais il est là maintenant. » Sa gorge se resserre. « Il faut qu’on fasse quelque chose. » Son estomac se crispe. « Alors je vais le faire » Sa main empoigne la couette rouge qu’il a laissé traîner sur le matelas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;« La seule chose qu’on puisse faire »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Puis plus rien. Elle a raccroché.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il rappelle. Sonne dans le vide. Répondeur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Virginie, c’est moi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se demande quoi dire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je suis désolé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Comment la faire revenir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Tu m’entends ? Fais pas de conneries, rappelle-moi. S’il te plait… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il raccroche, pose le téléphone sur sa table de nuit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Où est-ce qu’elle est ? Ses pas qui résonnent dans la rue. Qu’est-ce qu’elle va faire ? &lt;i&gt;« La seule chose qu’on puisse faire »&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Bon, alors, qu’est ce qui te prend ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Arnaud vient de rentrer dans sa chambre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Fous-moi la paix, Arnaud.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ah, ça y est, tu parles ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Fous-moi la paix, je te dis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Alors ça, sûrement pas, renchérit Arnaud.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- C’est pas le moment, Loïc chuchote.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Le moment de quoi ? Demande son colocataire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Mais putain Arnaud, tu comprends rien ! Loïc s’écrit. Elle va avorter ! Elle va…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il s’étrangle avec ses mots.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Qu’est-ce que tu racontes ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Arnaud s’assoit près de lui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 0pt; TEXT-INDENT: 36pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Eh, réponds ! Qu’est ce tu racontes ? Depuis quand elle est enceinte, Virginie ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- …&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Tu le savais ? Tu l’as laissée ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc fait oui de la tête.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Mais elle est où, là ? Interroge Arnaud.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je sais pas, Loïc murmure d’une voix faible. Probablement chez le toubib.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 0pt; TEXT-INDENT: 36pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Mais comment tu le sais, d’abord ? Elle te l’a dit ? Elle t’as dit qu’elle allait chez le toubib pour avorter ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 0pt; TEXT-INDENT: 36pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- …&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 0pt; TEXT-INDENT: 36pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Hein ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 0pt; TEXT-INDENT: 36pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Non.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Ils se tiennent tous les deux sur le lit, Loïc en caleçon bleu et Arnaud en chemise blême. Ils regardent le mur. Dehors, la pluie s’est presque tue. Le soleil du matin se montre timidement à travers les nuages et se reflète dans l’air sur la poussière en suspension. Ses rayons grandissant se posent sur les livres, les tableaux multicolores, la plante verte minuscule sur le haut du buffet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Non, elle ne me l’a pas dit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc regarde Arnaud.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ben tu vois !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Ses yeux marron le regardent en retour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je veux pas qu’elle avorte, Loïc laisse échapper.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je sais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Les premières voitures commencent à se faire entendre dans la rue. Il doit bien être neuf heures. La pluie s’effrite de plus en plus, un arc-en-ciel dans chaque goutte d’eau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Allez, t’inquiète pas, lui dit Arnaud. Je suis sûre qu’elle est pas conne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il rajuste le nœud de sa cravate bleue, lisse sa chemise blanche du revers de sa main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Faut que j’y aille, là. Je vais être en retard au taf.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se lève. Loïc le suit du regard.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Tu m’accompagnes à la porte ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il se lève à son tour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ouais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Ils sortent de la chambre. Le parquet semble froid sous les pieds nus de Loïc. Ils traversent le grand salon vide. Il envie les chaussures noires en cuir trop neuf de son colocataire. Ils passent devant la cuisine. Il sent des miettes de pain qui se collent à ses plantes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Bon, allez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Ils sont devant l’entrée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ca va aller ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Arnaud se tient près de la porte, la main sur la poignée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ouais, répond Loïc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il lui donne une grande claque sur l’épaule droite ; sa main est froide comme du fer blanc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Je vais aller m’habiller, je pèle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Arnaud se marre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Allez, à ce soir ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il enclenche la poignée. Met le nez dehors. Regarde Loïc. Claque la porte derrière lui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Plus rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;L’entrée est vide comme une chapelle, pleine de lumière et de poussière. Loïc se retourne. Il traverse l’appartement d’une traite, sans s’arrêter, jusqu’à sa chambre. Ouvre son placard. Enfile des chaussettes et un jean. Attrape son téléphone sur la table de chevet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;On sonne. Pas au téléphone ; à la porte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Loïc se retourne. Arnaud a dû oublier quelque chose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il traîne ses chaussettes blanches sur le sol encrassé, retourne vers l’entrée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="LINE-HEIGHT: 200%"&gt;On re-sonne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Ouais, j’arrive ! Il s’exclame.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il arrive. Pousse la poignée et tire vers lui. Ouvre la porte sur le couloir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;La voit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 36pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Ses cheveux longs un peu humides collent à sa peau. Son manteau court et noir est entrouvert sur son pull rouge. Elle sourit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Salut.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il s’approche d’elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Salut.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Scrute son visage. Elle est si belle. Caresse sa joue. Admire les mouvements amples de son écharpe dans le courant d’air du couloir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 53.4pt; TEXT-INDENT: -18pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;- Entre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText" style="MARGIN-LEFT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"&gt;Il prend sa main, la tire vers lui. Elle se laisse faire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin:5px;padding:3px;width:180px;height:20px;background-color:#FFFFFF;font-size:10px;font-family:verdana, sans-serif;text-align:center;border:2px solid #2A5A8E;color:#2A5A8E;"&gt;&lt;a href="http://www.referencement-automatique.net" title="referencement automatique" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;referencement automatique&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.referenceur-automatique.com" title="referencement internet" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;referencement internet&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.refauto.com" title="referencement" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;referencement&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.g1annuaire.com/referencement.php" title="referencement site internet" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;referencement g1annuaire&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.refrapide.com/referencement-gratuit.php" title="referencement gratuit" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;referencement gratuit&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.refrapide.com/refpro.php" title="referencement professionnel" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;referencement professionnel&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.refrapide.com" title="referencement site internet" target="_blank"&gt;&lt;font color="#2A5A8E"&gt;&lt;b&gt;http://www.refrapide.com&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-6544977122877630561?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/02/ca-pourrait-bien-tre-elle.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3525028263846889626.post-4874948483873845422</guid><pubDate>Sat, 03 Feb 2007 20:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-12T20:47:12.743Z</atom:updated><title>De nouveaux lieux pour de nouveaux mots</title><description>&lt;div style="TEXT-ALIGN: left"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une fois n'est pas coutume, je reprends un thème lancé par mon compagnon - &lt;a href="http://www.nicolas-bel-451.blogspot.com/"&gt;http://www.nicolas-bel-451.blogspot.com/&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît que le « Web 2.0 » , loin d'une révolution technique, est une révolution humaine, dans les comportements, dans la mondialisation des discours, dans la vitesse de propagation des informations. Alors... Bloguons !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3525028263846889626-4874948483873845422?l=gwenaellejanvier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://gwenaellejanvier.blogspot.com/2007/02/web-20-la-nouvelle-donne-dinternet.html</link><author>noreply@blogger.com (Gwenaelle Janvier)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>